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LE MÉMORIAL NATIONAL DES FEMMES EN RÉSISTANCE ET EN DÉPORTATION A PRÉSENTÉ SA PREMIÈRE PROGRAMMATION ET SA PREMIÈRE EXPOSITION !

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2025, le Mémorial national des femmes en résistance et en déportation (MNFRD) a organisé sa première grande manifestation publique au fort de Romainville, aux Lilas, là où il va être installé à l’horizon 2028-2030.

Ce lieu qui fut l’un des principaux camps d’internement et de transit des femmes
de France résistantes et victimes de la répression, pour l’essentiel déportées
vers le camp de concentration de Ravensbrück, va être totalement transformé en un quartier de vie, dont le Mémorial sera le cœur structurant. Il permettra de transmettre l’histoire et la mémoire des engagements de ces milliers de femmes, de leurs combats contre le Troisième Reich et le régime de Vichy, contre les atteintes aux valeurs de l’Humanité. Une lutte menée par des femmes de tous milieux sociaux, de tous âges, de toutes nationalités et de toutes confessions. Chaque personnalité présente – Sabine Pesier, co-présidente, qui s’est exprimée pour le Mémorial ; Lionel Benharous maire des Lilas et son adjointe Madeline Da Silva ; Dominique
Dellac, vice-présidente du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis et Julien Charles, préfet de Seine-SaintDenis – a rappelé ce rôle décisif et l’importance de construire le MNFRD. Les femmes qui n’avaient pas le droit de vote ont transgressé l’ordre établi au péril de leurs vies ; et leurs engagements ont permis le rétablissement de la République. Leurs voix, pour beaucoup tombées dans le silence ensuite, ont résonné dans l’enceinte du fort à la lecture de leurs témoignages, lus par de jeunes étudiantes. Des moments à la fois solennels et poignants, devant un public venu très nombreux. Cet événement a permis de présenter la première programmation « hors les murs » du MNFRD pour l’année 2025. Celle-ci a commencé l’après-midi même avec l’inauguration de l’exposition Des graffitis pour mémoire. Femmes en résistance et en déportation, présentée dans l’allée centrale de l’Hôtel des Invalides, à Paris. Elle dévoile au public les parcours de quatorze résistantes, autrices de graffitis, parmi les 70 de la période gravés sur les murs de la casemate no 17 du fort de Romainville. Des noms, des dates, des mots et des dessins esquissés au crayon ou au charbon ; un ultime acte de vie et de
résistance avant d’être déportées. Parmi ces empreintes, celle d’Angèle Lamanthe, passeuse et agente de liaison arrêtée le 6 juin 1944 à Poisson en Saône-et-Loire, laissée quelques heures
avant d’être déportée à Ravensbrück le 15 août, depuis le quai aux bestiaux de la gare de Pantin. Elle revient en mai 1945 avec Lina Fimbel, son amie arrêtée avec elle. Présente à l’inauguration de l’exposition, sa fille Jacqueline Miniau a rappelé l’engagement précoce de sa
mère dans la résistance, tandis que son époux avait été fait prisonnier en Allemagne.
Co-réalisée avec l’Office national des combattants et victimes de guerre (ONaCVG), avec le soutien de la Mission du 80e anniversaire de la Libération, cette exposition a depuis déjà donné
lieu à la réalisation d’une version de 15 panneaux, pour faciliter son itinérance dans toute la France. Elle vient d’être présentée à Chambéry, par la municipalité. À cette occasion, un panneau supplémentaire a été ajouté sur les combats des femmes de Savoie. N’hésitez pas à réserver cette exposition ! Ce numéro hors-série de la revue du MRN vous la présente en
intégralité.


Le MNFRD est fier d’avoir intégré le réseau du MRN qui, depuis le lancement en 2017 du projet «Grands Lilas », soutient fortement la naissance de ce nouveau site de transmission, indispensable à la mise en avant du combat des femmes de France.

Extrait de Notre Musée, n°252 de septembre 2025 – Revue de l’association du musée de la résistance nationale

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